octobre 2008


Le Chimborazo est un volcan éteint culminant à 6310m au dessus du niveau de la mer. C’est le plus haut sommet du pays mais c’est aussi , en raison du renflemet de la planète au niveau de l’équateur,le point le plus éloigné du centre de la Terre. En effet la distance Cimbo-centre de la Terre est de 6384 km et celle Everest-centre de la Terre est de 6382km!

Donc, ce dimanche je me lève tôt(6h) histoire de profiter du beau temps qui plus souvent là le matin et d’éviter les hordes de touristes ou d’équatoriens qui aiment bien venir pique-niquer là haut!

Je prends donc le bus qui cette fois me laisse bien où il faut, en gros le désert! Y a rien du tout autour seulement une espèce de cabane (ou container) et devant un homme avec un fusil. Pourquoi? Aucune idée, mais il me laisse passer sans problème, je paie même pas le droit d’entrée de 10$.

Et je m’engage sur la route de 8 km qui s’enfonce dans ce paysage désertique jusqu’au 1er refuge. 

 

Au début peu de neige, mais rapidement on trouve une couchede neige vierge de 5 à 10 cm même sur la route. Je suis bien la 1ère, que c’est grisant de se dire qu’on a tout cet espace pour soi tout seul!

Voila le sommet du Chimborazo qui se dégage des brumes du matin.

Ce n’est pas si désert que ça! On peut ici apercevoir des vicunas (vigogne: des cousines du lamas)

Ca y est les gens arrivent, mais ils ont du mal avec leur voiture, du coup certains laissent la voiture sur le coté et continuent à pied.

Ca y est enfin le premier refuge, le dernier kilomètre a été un peu difficile mais j’y suis! Reste le dernier kilomètre pour atteindre le deuxième refuge à 5000m… 10 pas on s’arrête, 10 pas on s’arrête, les poumons en feu du manque d’oxygène. On a l’impression que ses poumons ont rétréci et ne sont pas capables de prendre tout l’oxygène qu’il faudrait. 10 pas on s’arrête… Il faut y aller doucement si on ne veut pas avoir le mal des montagnes

Mais enfin ça y est!!! Les 5000m plus haut que le Mont Blanc!! 

Samedi soi, on se retrouve dans la cuisine d’une petite maison, il y a au moins une quinzaine de personnes. Il s’agit de préparer une recette pour donner du tonus aux vaches. Dans la recette, on trouve des oeufs, des oignons… mais aussi du cuy. Mais qu’est-ce que c’est?

Cuy, c’est le nom du cochon d’inde sur la cordillère des Andes, et ici, les gens en raffolent. Ca coute 8$ l’animal, c’est donc pas donné. En gros y a intérêt que ca leur fasse de l’effet aux vaches vu le prix. Car en plus c’est pas 1 mais 5 cuy qu’ils vont mettre dans la marmite! Et cela correspond à environ 10/12 vaches.

Et tout ça dans la bonne humeur! Il faut savoir que les gens ici sont très moqueur! On ne se sent pas du tout observé et on n’a pas du tout l’impressrion qu’il parle de nous!

Et demain matin, il vont donner ça aux vaches!Est-ce que les vaches mangeront le cuy? Es-ce que ça fera vraiment de l’effet?

Ben on le sera pas(z’êtes déçus?!) car demain, direction le Chimborazo!!!!!

L’après-midi, on se fait une petite balade pour admirer le paysage en patchwork.

 

Ca c’est les jardins que Lise et Charlotte étudient. Ils ont pour but de fournir des légumes aux familles pour leur propre consommation.

Lise qui fait sa botaniste, genre je m’y connaîs trop dans les plantes!

Les familles dans la comunidad vivent de leurs 4/5 vaches que les femmes sortent et traient tadis que les hommes vont en ville pour travailler (maçon…), et avec le lait, ils font du fromage frais dans la fromagerie communautaire.

Evidemment, on n’a pas de bol, il fait trop pas beau, il pleut même, y a du vent, fait froid….du coup finie la balade, on rentre se mettre au chad en attendant ce soir où on va découvrir une recette de cocktail multivitaminée pour les vaches, une recette issue d’un savoir ancestral gardée précieusement depuis des millénaires et maintenant en voie de disparaître.

A ce soir…

Lendemain matin, réveil matinal avec vue sur le Chimborazo:

Et direction Riobamba,on reprend donc le bus 2 de octubre (en cuir):

Kitsch,non?

Kitsch,non?

 Le marché à Riobamba est impressionant on y trouve de tout, des animaux:

des fruits et légumes:

Ca donne faim...

Ca donne faim...

un labyrinthe de vêtements,

des petites gens:

Vêtement typique des femmes de la Sierra

Vêtement typique des femmes de la Sierra

et des folles:

Charlotte et Lise

Charlotte et Lise

On a petit-déjeuner au marché: pain avec du sucre de canne (miam), jus de sucre de canne (beurk, écoeurant) et clémentine. Et maintenant retour à la comunidad, re 2 de octubre…

Vendredi c’est jour férié en Equateur, parfais pour un petit trip dans la province du Chimborazo pour voir Lise et Charlotte en stage la-bas paumée dans la communidad del Chimborazo.

Je prend donc le bus au Terminal de Quito (1$ / heure de trajet =3,5$) pour Riobamba puis la bas faut changer et prendre un autre bus le 2 de octubre (ouais en Equateur ils sont à font dans les dates, ex nom des rues 6 de diciembre, 12 de octubre…) pour la comunidad del Chimborazo. Evidemment je me plante ou je me suis peut-être mal exprimée en donnant ma destination. Et du coup, je suis descendue beaucoup trop tôt à San Juan à environ 2 heures de marche de la comunidad. Ca commence bien! Coup de bol j’ai à peine attendu 15min qu’un autre bus passe, cette fois-ci je fais attention à dire Comunidad Chimborazo mais le gars devait pas connaître car cette fois-ci il m’arrete dans un coin complètement paumé avec 2 pauvres maisons, aec des lamas:

Un gentil monsieur m’indique que donc c’est pas là (tiens donc) et que c’est plus bas à 2 heures de marche, mais que heureusement les bus passent par ici. Enfin, dans le bus, une gentille dame connaît cette *¤*¤§¤* de comunidad et indique au chauffeur ou m’arreter. Enfin voici la comunidad del Chimborazo, il est presque 5h alors que je pensais y arriver vers 2h, super!

Heureusement, Lise et Charlotte sont là, à la recherche d’une blonde et elles ont mis tout le monde au courant (au cas où je passe sans m’arreter lol).

Enfin, je vais pouvoir me poser un petit peu. Demain, direction Riobamba pour un petit tour au marché.

Samedi midi, on va chez un frère de Carmen dont je n’ai pas retenu le nom (c’est très difficile de retenir les nom car ils se termine tous en o ou a, de plus ils ont tous des surnoms et des diminutifs en ita, icita… ex: Valentina, Wally, Wallycita… simple non?)

Donc, on arrive vers midi, on aide à faire la cuisine, pour environ 50 personnes, y avait besoin de mains. En entrée, on a eu une soupe typique de la Sierra: Locro de papa, “une succulente soupe de pommes de terre épaisse, accompagnée d’avocat et de fromage” (dixit lonely planet) mais il y avait d’autres ingrédients dont je me souviens plus du nom.

Après on a eu du riz et viande, ici ils mettent du riz partout même si c’est pas un produit de l’Equateur, et enfin glace+gateau, muy bueno.

Résultat, le repas c’est terminé vers 4/5h. Après tout le monde c’est rassemblé dans une espèce de patio pour chanter et danser. Muy sympatico!!

Cay est après 24h de voyage et 2 escales, voila enfin l’Equateur. Pas de problème à la douane malgré que j’ai pas de visa et que mon billet de retour est dans 4 mois. Karina et son copain m’attendent à l’aéroport avec une jolie pancarte avec mon nom dessus. Ils m’emmenent chez Carmen où je loge, c’est-à-dire à Conocoto, à perpète les oies de Quito= entre 1h30 et 2h de bus l’aller.

Voila, les premières impressions:

Ils conduisent comme des oufs, respectent pas les feux rouges, les piétons et mettent pas la ceinture de sécurité (quand y en a).

Les gens sont tout petits même les gars, je fais plus d’une tête de plus que les filles. (Je te comprend Aude quand tu les a pris pour des enfants!! )

Les bus c’est trop marrant, trop galère et ils sont trop kitsch! Faut que je fasse des photos!

La ville est pleine de couleur car la moitié des maisons sont peintes. L’autre moitié, ben elles ont un air de pas finies! (photos à venir también)

Autrement, les gens ici sont trop gentils, multi sympa comme dirait d’autres! Je suis invité samedi soir à l’anniversaire d’un frère de Carmen, “petite”(=50 personnes) réunion de famille en perspective!